22 / 10 / 2007 14h15

La Fondation des maladies du c?ur met la réadaptation au bout du fil

QUÉBEC, le 22 oct. /CNW/ -- QUÉBEC, le 22 oct. /CNW Telbec/ - La téléconférence destinée à réduire les risques de maladies du c?ur constitue une métamorphose tant pour les patients que les médecins.

Des chercheurs de la Fondation des maladies du c?ur transmettent les découvertes ayant trait aux soins cardiaques par téléphone dans les régions où les médecins se font rares.

"Grâce à la révolution que nous connaissons dans le monde de la téléphonie et des technologies virtuelles de nos jours, on peut facilement réduire les facteurs de risque et promouvoir la santé cardiovasculaire sans surtaxer les ressources communautaires", a déclaré Dr Rob Nolan devant le Congrès canadien de santé cardiovasculaire 2007, organisé conjointement par la Fondation des maladies du c?ur et la Société canadienne de cardiologie.

Docteur Nolan, un chercheur financé par la Fondation des maladies du c?ur, décrivait les résultats d'une étude clinique impliquant 680 participants à risque élevé provenant de trois endroits en Ontario, soit Sudbury, Grey-Bruce et Toronto.

Ces patients affichaient de nombreux facteurs de risque. Parmi eux, 27,6 % avaient des antécédents de maladie coronarienne, 70,9 % souffraient d'hypertension artérielle, 68,7 % connaissaient des problèmes de cholestérol, 52,1 % souffraient de diabète, 13,7 % fumaient et 86,4 % avaient un surplus de poids ou étaient obèses.

L'âge moyen des participants était de 59 ans et le groupe comptait autant d'hommes que de femmes.

"Comparativement au traitement habituel, rétroaction sur les facteurs de risque, distribution de matériel et information sur les programmes communautaires, nous avons découvert que les sessions téléphoniques pour dispenser des conseils à des groupes de six à huit participants s'avéraient très efficaces pour favoriser des modes de vie sains pour le c?ur", a affirmé Dr Nolan.

Les personnes ayant droit aux téléconférences participaient à six sessions hebdomadaires d'une durée d'une heure et demie chacune. Ces mêmes participants se réunissaient à la même heure chaque semaine à l'aide d'un seul numéro 1-800.

"Ces patients étaient tous d'avis qu'il s'agissait d'une contribution à une culture visant à favoriser la santé cardiaque", dit Dr Nolan.

"L'étiquette de la téléconférence n'a pas causé de problèmes. Les consignes ont été définies et tout le monde s'est entendu sur le genre de commentaires à partager. L'identification personnelle des commentaires demeurait confidentielle, mais les participants étaient encouragés à partager leurs points de vue sur les modifications aux habitudes de vie avec les autres participants."

Les sessions étaient animées par des professionnels de la santé entièrement formés pour motiver les individus à entreprendre et à conserver des modifications à leurs habitudes de vie, sans égard à leur stade initial de préparation. Les animateurs ont aussi encouragé les commentaires susceptibles d'aider le groupe à développer et à partager du soutien dans leurs objectifs de modes de vie.

Les participants étaient invités à parler de leurs forces et de leurs défis en matière de modification de comportements. À la fin du programme, tous les participants affichaient une réduction importante de leurs facteurs de risque.

"Les gens étaient déçus de voir le programme prendre fin. Nos résultats indiquent que les participants ont appris des stratégies comportementales qui soutenaient à la fois les modes de vie sains pour le c?ur et l'amélioration de la qualité de vie. Dans l'ensemble, ils ont jugé l'expérience très positive", ajoute Dr Nolan.

Le bienfait à long terme est que la téléphonie et les technologies virtuelles peuvent contribuer à l'amélioration de la santé cardiovasculaire des groupes à risque élevé. Selon les enquêtes publiées à ce jour, parmi lesquelles on compte celles de l'Institute for Clinical Evaluative Sciences et de la Fondation des maladies du c?ur, les régions de Sudbury et Grey-Bruce ont une incidence de facteurs de risque et de mortalité associés aux maladies cardiaques plus élevée que les autres régions.

Les déclarations et conclusions sont uniquement celles des auteurs de cette étude et ne reflètent en aucune façon la politique ou la position de la Fondation. La Fondation des maladies du c?ur du Canada ne fait aucune représentation et ne garantit ni leur exactitude, ni leur fiabilité.

Organisme bénévole de bienfaisance en santé, la Fondation des maladies du c?ur (www.fmcoeur.ca) mène la lutte vers l'élimination des maladies du c?ur et des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la réduction de leur impact, en contribuant activement à l'avancement de la recherche et sa mise en application, la promotion de modes de vie sains, et la représentation auprès des instances responsables des politiques de santé.

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