29 / 06 / 2009 08h00
Dawson revisité : des scientifiques présentent une étude inédite sur les impacts psychologiques d'une fusillade en milieu scolaire
NEW-YORK, N.Y., le 29 juin /CNW Telbec/ - Moins de 2% des membres de la communauté du Collège Dawson ont développé un diagnostic d'état de stress post-traumatique et seulement 7% rapportent encore des symptômes sévères d'état de stress post-traumatique suite à la fusillade du 13 septembre 2006. Néanmoins, plus de 80% des répondants ayant reçu des services s'en sont déclarés satisfaits, selon une nouvelle étude du Centre de recherche Fernand-Seguin de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine et du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), à Montréal, Canada. Les résultats préliminaires de cette étude, une première en la matière, seront présentés au 31e Congrès international de droit et de santé mentale à New-York ce mardi 30 juin.
"Depuis la tragédie de Columbine en 1999, le nombre de fusillades dans les écoles a doublé (60), comparativement aux dix années précédentes, entraînant la mort de 181 personnes." explique le Dr Warren Steiner, chef du Département de psychiatrie du Centre universitaire de santé McGill et l'un des acteurs-clés de la mise en place du plan d'intervention psychologique d'urgence lors de la fusillade au Collège Dawson en septembre 2006.
"Malgré la fréquence de ces événements, il existe très peu d'études empiriques sur leurs effets psychologiques et aucune étude qui évalue l'efficacité des interventions de soutien psychologique", affirme Dr Steiner. "Il est nécessaire de tirer des apprentissages de nos expériences afin de mieux venir en aide à ceux touchés par ce type de tragédie".
Réalisée auprès de 949 membres de la communauté du Collège Dawson, incluant des étudiants, professeurs et membres du personnel, l'étude démontre qu'il est difficile d'amener certains étudiants qui ont besoin d'aide psychologique à consulter. Certains craignent d'être stigmatisés par leurs amis et leurs proches. Ce même phénomène a aussi été observé parmi les employés de soutien masculins.
"Les préjugés reliés aux maladies mentales, la crainte de démontrer une faiblesse ou de paraître vulnérable face à ses pairs ou son supérieur, la pensée magique selon laquelle le temps arrangera les choses, empêchent les gens d'aller chercher de l'aide", selon le Dr Alain Lesage, chercheur au Centre de recherche Fernand-Seguin de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine et professeur de psychiatrie à l'Université de Montréal.
Les chercheurs ont observé que certains groupes ont été négligés et que l'on avait sous-estimé les répercussions de leurs blessures psychologiques : le personnel de la cafétéria (qui n'était pas employé du Collège), le personnel de soutien du collège, certains ayant été témoins de la fusillade et les personnes qui ont été hospitalisées. D'autre part, certains professeurs se sont sentis démunis et mal outillés pour aider les étudiants lors du retour en classe.
Sur le Web :
Le Centre de recherche Fernand-Seguin de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine :
www.hlhl.qc.ca/recherche.html
L'Hôpital Louis-H. Lafontaine : www.hlhl.qc.ca
Le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) : www.cusm.ca
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- Quand : mardi 30 juin 2009
- Quoi : 31e Congrès international de droit et de santé mentale
- Où : Law School, University of New-York, Vanderbilt Hall, 40 Washington
Square South
- Qui : Pour des entrevues sous embargo avec les chercheurs ou en direct
de New-York, communiquez avec Catherine Dion du Service des
communications de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine - Centre de
recherche Fernand-Seguin au 514 235-4036.
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